Hypnothérapeute ou hypnotiseur : des différences notables

Dans l’univers de l’hypnose, l’hypnothérapeute se distingue singulièrement de l’hypnotiseur du fait de l’objet de la pratique, de la méthode et du but recherché. Comme son nom l’indique, l’hypnothérapeute propose une thérapie au moyen de l’hypnose, qui se définit comme un état modifié de la conscience. L’hypnotiseur, lui, n’a pas vocation à soulager les maux physiques ou psychologiques. Son activité est plus proche du spectacle que de la thérapie. Hypnothérapeute et hypnotiseur : comment faire le distinguo ?

L’hypnotiseur, l’homme de scène

On le voit plus dans le monde du spectacle. L’hypnotiseur impressionne par ses tours de speed hypnose, la facilité qu’il a d’influencer le subconscient des individus (soigneusement choisis).

D’entrée de jeu, il faut souligner que l’activité de l’hypnotiseur n’est pas une imposture. L’hypnose rapide fonctionne réellement, mais pas sur tous les individus. Statistiquement, seulement 20 % de la population est réceptive à ce type d’hypnose.

Il faut savoir que la motivation et l’ouverture sont deux conditions essentielles à la réussite d’une expérience hypnotique, thérapeutique ou non. La personne qui n’est pas favorable à vivre un état de conscience modifié sera difficilement hypnotisable, voire pas du tout.

Ce n’est d’ailleurs pas un hasard si l’hypnotiseur Paris sélectionne soigneusement les sujets de ses tours, ceux qui sont les plus réceptifs à ses visées manipulatoires.

L’hypnothérapeute

À la différence de l’hypnotiseur, l’hypnothérapeute ne se met pas en scène, mais pratique dans l’intimité d’une relation thérapeute-client. L’hypnothérapeute ne fait pas partie du corps médical : il ne prescrit pas, ne soigne pas, ne guérit pas. En revanche, sa « thérapie alternative » aide efficacement à soulager un certain nombre de maux physiques et psychologiques comme la phobie, l’anxiété, le stress, le surpoids…

L’hypnothérapeute accompagne, coache ou aide la personne à puiser dans ses propres ressources pour surmonter un problème. Pour ce faire, le sujet doit être ouvert au changement et accepter l’idée d’une manipulation de l’inconscient.

Il existe une multitude de techniques d’hypnose à visée thérapeutique. Parmi les plus répandues : l’hypnose conversationnelle. Ce type d’hypnose se différencie de la transe hypnotique traditionnelle par son approche (la personne est maintenue dans un état de semi-conscience), mais aussi par la participation active du sujet.

Dans un premier temps, l’hypnothérapeute va faire appel à des mécanismes mentaux spécifiques (paroles, gestuel) pour accéder à l’inconscient de l’individu. Cette technique requiert l’établissement d’un lien de confiance et une écoute active. Le thérapeute agit ensuite sur l’inconscient de la personne via des détours appropriés, telles que des suggestions.

Comme la plupart des techniques d’hypnose, l’hypnose conversationnelle est un processus entièrement naturel adapté à toutes les tranches d’âge. Le but est ici d’accompagner la personne à dépasser ses limites en puisant dans ses propres ressources.